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le compte rendu
Compte rendu des deux journées.*
Plus
de 200 personnes ont participé les 11 et 12 décembre
à Vesoul aux rencontres nationales « Politiques
éducatives et territoires ruraux ».
Des représentants de directions départementales
de Jeunesse et Sports, de la CAF, des élus, des enseignants,
des parents d’élèves, des responsables
associatifs, dont plusieurs délégations de la
Ligue de l’enseignement se sont rencontrés au
cours des séances plénières ou des ateliers
pour croiser leurs regards et contribuer ainsi à un
débat riche et constructif.
Rappel
préalable :
Les politiques éducatives sont plurielles,
à l’image des territoires ruraux sur lesquelles
elles se développent.
Histoires de volontés politiques locales,
conséquences de mutations en profondeur du
tissu social, adéquation des moyens financiers avec
les projets, dynamique associative locale, … autant
de causes produisant un contraste marqué, nettement
visible lorsque les réalités locales sont illustrées
sous forme de cartes géographiques. La question de
l’égalité est alors
posée.
En effet, si l’on considère que les
projets éducatifs locaux combinent à la fois
l’organisation de l’école, mais aussi la
prise en compte des autres temps contribuant à l’éducation
des enfants et des jeunes, alors ces contrastes deviennent
saisissants, depuis le simple maintien en l’état
de l’école communale jusqu’à l’intégration
en un lieu unique, mais intercommunal, (le pôle éducatif)
de tout ce qui constitue la journée d’un enfant,
ou bien encore la conception du collège comme
pôle culturel ouvert sur son territoire, participant
à l’éducation tout au long de la vie.
Dans cette période de décentralisation,
de déconcentration, la politique publique d’éducation
est le fait incontournable de l’action de l’Etat,
des collectivités territoriales et des autres acteurs
publics, dont les DDJS et les CAF. Il apparaît alors
indispensable de construire un modèle de régulation
de l’Etat au local qui garantisse l’égalité
d’accès à l’éducation scolaire
et non scolaire.
La
position de l’école est certes centrale, mais
l’école n’est pas le seul lieu d’éducation.
Cela a été rappelé fortement et cette
mise au point, venant des acteurs du temps péri et
extra scolaire (mais aussi de ses financeurs), devra probablement
être encore répétée durablement,
tant les mentalités semblent évoluer lentement
sur ce point.
Des expériences significatives ont été
mises en avant, montrant la légitimité de chacun
sur son temps d’intervention.
Mais si les choses semblent finalement avancer
à pas mesurés dans et autour de l’école
primaire, il semble qu’il reste tout (ou presque) à
construire pour le collège, pour ne pas parler du lycée.
Il est vrai que l’imbrication, autour des établissements
du secondaire, de territoires administratifs
superposés et disparates (les syndicats de communes,
les cantons, les communautés de communes et les bassins
de recrutement des établissements) ne facilite ni l’émergence
de projets cohérents, ni la mise en relation des personnes,
composante fondamentale dans la
dynamique des projets éducatifs de territoire.
Cela
n’était pas prévu lorsque ces deux journées
ont été mises en place, mais l’actualité
s’est invitée avec les annonces du Ministres
de l’Education Nationale en matière d’accompagnement
éducatif. Dans ces dispositifs, quid de la place et
de l’avenir des associations qui interviennent dans
et autour de l’école?
De nombreux observateurs estiment que si les mois
qui viennent ne sont pas mis à profit pour consolider
leur place au sein des projets éducatifs locaux, il
est à craindre que les programmes d’accompagnement
éducatif ne se traduisent par une aspiration de toutes
les initiatives dans le champ strictement scolaire, ignorant
ainsi des années d’investissement et d’engagement.
Ce
serait alors un retour en arrière brutal pour les territoires
ruraux dans lesquels de nouvelles coopérations avaient
été expérimentées, mais aussi
pour les acteurs qui réclament une participation de
plus en plus grande aux prises de décisions.
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